BABILLARD 2017-12-13T07:06:12+00:00
HOMMAGE

En 2008, Aline Lachapelle prend sa retraite et quitte la présidence de la section locale 1998, aujourd’hui fusionnée à la section locale 106 du Syndicat des Teamsters.  Celle qui a travaillé pendant plus de 31 ans comme opératrice de machines à coudre pour l’entreprise Peerless Clothing aura veillé, durant toutes ces années, au respect des droits de plusieurs centaines de travailleuses immigrantes parfois fraîchement arrivées au Québec.

Déjà vers la fin des années 1970, lorsque Aline commence à travailler chez Peerless, les quelque 2 000 travailleuses et travailleurs de l’usine sont majoritairement des personnes immigrantes.  À son départ, près de 40 ans plus tard, le portrait a peu changé et la main-d’œuvre provient de plus d’une quarantaine de pays.  Malheureusement, la plupart des travailleuses ne connaissent ni leurs droits, ni souvent même le français lorsqu’elles posent le pied en sol canadien.  À peine arrivées, celles qui ont la chance de trouver un emploi commencent à travailler sans tarder.  Pour ces femmes et leur famille, c’est une question de survie.

Face à ce constat, Aline décide de s’impliquer dans son syndicat.  Elle souhaite représenter les travailleuses de son milieu de travail, mais pour ce faire, elle doit pouvoir entrer en contact avec elles.  À ce moment, le comité exécutif de sa section locale, dont Aline est devenue présidente, est composé de 17 personnes parlant peu ou pas du tout le français.  On imagine alors la complexité des communications entre les membres du comité et leur présidente, d’autant plus que cette dernière ne parle pas l’anglais!

Germe alors l’idée d’organiser des cours de français pour les membres du comité exécutif.  Très vite, les demandes abondent.  Aline propose à son employeur un premier programme de francisation, les cours étant offerts à tous les travailleuses et travailleurs de Peerless désirant apprendre la langue de leur terre d’accueil.  Les premières sessions de formation ont lieu durant la pause du midi, à raison de trois jours par semaine.

L’apprentissage de la langue française s’avère très tôt un véritable outil d’émancipation pour ces femmes, tant dans leur vie au travail, que dans leur vie familiale.  Ayant accès au contenu de leur convention collective, elles comprennent dorénavant mieux la portée de leurs droits.  En matière de santé et de sécurité, les progrès sont majeurs.  Craignant à tout moment d’être congédiées, les couturières acceptaient trop souvent, parfois même au péril de leur santé, n’importe quelle condition de travail.  Elles sont désormais libérées de cette inquiétude.  Le français est devenu une voie de passage indispensable à leur intégration à la société québécoise.

Aline devient l’instigatrice de la mise sur pied d’un grand réseau de déléguées et délégués syndicaux.  Composé d’une trentaine personnes représentant presque toutes « les langues », ce réseau permet au syndicat d’accueillir plus facilement chaque personne nouvellement membre et de garder contact avec elle.  La vie syndicale s’organise et devient tantôt l’occasion de nouer des liens d’amitié solides, tantôt celle d’y trouver le réconfort, et même une deuxième famille.

Au cours de sa vie syndicale, Aline siège au Comité de francisation de la FTQ et du Caucus des femmes Teamsters.  Elle permet non seulement à des centaines de travailleuses d’apprendre la langue française, mais elle leur ouvre aussi les portes d’un tout nouveau monde.  Aujourd’hui, peu de sections locales peuvent se vanter d’avoir une aussi belle diversité au sein de leur effectif.  C’est un bel héritage qu’Aline laisse à toutes ces femmes et ces hommes venus d’ailleurs.

C’est donc avec un immense plaisir que Ginette Longpré, permanente syndicale au Local 106, a accompagné Aline à la soirée organisée conjointement par le Comité de conditions de vie et de travail des femmes du Conseil régional FTQ du Montréal Métropolitain et le Service de la condition féminine de la FTQ en octobre 2015, dans le cadre de la semaine de la relève syndicale pour une plus grande implication des femmes dans les syndicats.  Au cours de cette soirée, Aline, qui faisait partie des 23 femmes choisies pour recevoir un hommage, a donc été elle aussi honorée pour son rôle de pionnière et militante inspirante issue d’un syndicat affilié à la FTQ.   Bravo Aline et surtout…MERCI.

Bouchon sur l’A-13: allégations graves de la SQ

Laval, 16 mars 2017 — Le gouvernement et la Sureté du Québec (SQ) semblent chercher des coupables. Voilà que ce sont les deux camionneurs enlisés dans la neige à l’avant du bouchon de circulation qui semblent être accusés subtilement d’être la raison pour laquelle quelque 300 automobilistes sont restés pris dans le piège de neige et de glace de l’A-13 dans la nuit de mardi à mercredi.

C’est du moins ce que le syndicat des Teamsters comprend de la conférence de presse de ce matin donnée par la SQ. Il s’agit, selon nous, d’allégations graves qui doivent être mises en perspective.

Si tel était le cas, la SQ a manqué à ses devoirs en ne prenant pas les nombreux moyens légaux à sa disposition pour forcer le déplacement des camions.

Ensuite, il aurait fallu donner accès aux remorqueuses afin de déplacer les camions.

Mais il aurait d’abord et avant tout fallu mettre en place des ressources suffisantes au ministère des Transports afin de faciliter la circulation sur cette route qui est reconnue pour subir des accumulations rapides de neige.

En clair, si l’autoroute avait été dégagée correctement dès le départ, rien de tout cela ne se serait produit.

Il nous apparait douteux que des camionneurs aient préféré rester pris sur l’A-13 pendant de longues heures plutôt que de déplacer leur camion, puisque les routiers sont habituellement payés pour les kilomètres parcourus. Ainsi, le temps qu’ils perdent dans les bouchons de circulation représente un manque à gagner qu’ils ne peuvent se permettre d’absorber.

Les cafouillages ont été tellement nombreux lors de ce triste événement qu’il nous apparait risqué pour les autorités de chercher des coupables parmi la population. Nous proposons plutôt au gouvernement Couillard de mettre en place un plan de match efficace en cas de tempête majeure.

Après tout, ne vivons-nous pas au Canada?

Les Teamsters représentent les intérêts de 125 000 membres au Canada dans tous les secteurs d’activité. La Fraternité internationale des Teamsters, à laquelle Teamsters Canada est affilié, compte 1,4 million de membres en Amérique du Nord.

Renseignements :
Stéphane Lacroix, directeur des relations publiques
Cell : 514 609-5101
Courriel : slacroix@teamsters.ca

Facebook.com/TeamstersCanada ▪ Twitter.com/TeamstersCanada ▪ Teamsters.ca

Les Teamsters demandent la démission de Laurent Lessard

Laval, 17 mars 2017 — Mercredi dernier, Influence communication annonçait que la tempête qui a paralysé le Québec était l’une des nouvelles les plus médiatisées au cours des 48 dernières heures. C’est donc dire que les autorités étaient informées que la situation allait être difficile sur les routes du Québec.

Pourtant, le ministère des Transports (le MTQ) n’a pas jugé bon de mettre en place des équipes suffisantes, notamment pour déneiger l’A-13. On connait la suite des événements.

Hier matin, les allégations de la SQ à l’égard des routiers ont provoqué la colère du syndicat des Teamsters, des camionneurs et de nombreux autres observateurs de l’industrie du transport routier. Des commentateurs ont même trouvé ces accusations basses et révoltantes.

Au fil des entrevues données par le ministre Lessard, de nombreuses questions sont restées sans réponses, amplifiant la perception populaire que le politicien n’est pas en contrôle de son ministère.

Le syndicat des Teamsters demande donc au premier ministre Couillard de démettre Laurent Lessard de ses fonctions afin qu’on reprenne en main un ministère qui en a bien besoin.

Ainsi, en admettant au départ que le MTQ n’a pas fait le travail correctement, on reconnait du même coup que ces deux camionneurs étaient pris en aval du problème et n’en sont donc pas la cause.

Une chasse aux sorcières

Les deux camionneurs visés par la SQ doivent subir un stress considérable à l’heure actuelle. Quels sont les motifs qui peuvent justifier des accusations criminelles à l’égard de deux routiers qui, eux aussi, ont subi les conséquences de l’incurie du MTQ? Les allégations de la SQ sont d’autant plus inacceptables que les patrouilleurs n’étaient pas sur le terrain pour forcer ces routiers à déplacer leurs camions.

Le premier ministre Couillard doit donc ramener la SQ à l’ordre et mettre fin à cette chasse aux sorcières. Le gros bon sens l’exige!

Le syndicat des Teamsters représente près de 4000 camionneurs qui sillonnent les routes du Québec quotidiennement. En Amérique du Nord, les Teamsters défendent les intérêts de 60 000 camionneurs. Notre point de vue privilégié sur l’industrie du camionnage, sur l’état des routes et sur les difficultés que vivent les routiers est sans égal.

Les routes du Québec et d’ailleurs sont, rappelons-le, le bureau des camionneurs. Nos membres et ceux qui ne sont pas syndiqués subissent, jour après jour, le stress inhérent à leur métier: routes en piètre état ou mal dégagées, exigences de livraison déraisonnables, comportement délinquant des automobilistes, horaires imprévisibles, détours et signalisation déficients, travaux routiers interminables, interdictions de circuler, etc.

À ce sujet, le syndicat des Teamsters a déposé un mémoire lors des consultations de la SAAQ en matière de sécurité routière:

http://teamsters.ca/wp-content/uploads/2017/02/Camionnage-Memoire-Version-FINALE-PDF.pdf

Bref, on oublie trop souvent que les camionneurs contribuent à la santé économique du Québec malgré leurs conditions de travail difficiles. Si on ajoute à cela des prix élevés pour faire déplacer un poids lourd enlisé sur une route mal dégagée, cela peut facilement devenir une question de survie économique. C’est souvent deux, voire trois ou quatre semaines de salaires qui partent en fumée lorsque des camionneurs indépendants, comme c’est le cas ici, sont obligés de casquer pour déplacer leurs camions.

Rien n’indique également que les automobilistes pris à l’arrière auraient pu finalement se déplacer puisque là où les camions ne passent pas, les autres véhicules, plus petits, ne peuvent pas passer également.

Les autorités auraient intérêt à reconnaître les enjeux auxquels font face nos membres – et l’ensemble des travailleurs et travailleuses de l’industrie – et à aborder les problèmes sans chercher à montrer du doigt des gens qui travaillent fort chaque jour pour mettre du pain et du beurre sur la table de leurs familles.

Bref, le gouvernement doit prendre ses responsabilités.

Les Teamsters représentent les intérêts de 125 000 membres au Canada dans tous les secteurs d’activité, dont 4000 dans le camionnage au Québec, 16 000 au Canada. La Fraternité internationale des Teamsters, à laquelle Teamsters Canada est affilié, compte 1,4 million de membres en Amérique du Nord, dont 60 000 qui oeuvrent dans le transport routier.

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Renseignements :
Stéphane Lacroix, directeur des relations publiques
Téléphone : 450 682-5521
Cell : 514 609-5101
Courriel : slacroix@teamsters.ca

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